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  • Le juge Davila a accordé à Apple un accès accéléré à une partie des preuves, puis s'est dit « très probablement » favorable à une injonction préliminaire contre OpenAI. OpenAI contre-attaque en accusant un ancien salarié d'avoir livré à Apple les plans d'un appareil non annoncé.

    Dans le procès pour vol de secrets industriels intenté en juillet, Apple poursuit ses anciens employés Chang Liu et Tang Tan, OpenAI et io Products. Elle leur reproche d'avoir utilisé des informations confidentielles pour faire avancer le matériel grand public d'OpenAI.

    Le 13 octobre, selon 9to5Mac, le juge Edward Davila a accordé à Apple un accès accéléré aux images forensiques déjà collectées, aux scripts et comptes rendus d'entretiens qu'OpenAI utilisait pour recruter d'anciens d'Apple, et aux messages échangés par Chang Liu avec une ancienne collègue depuis janvier 2026. Les dépositions des deux anciens employés et de représentants d'OpenAI sont autorisées. Refus en revanche pour les documents de R&D d'OpenAI sur les finitions métalliques et la gestion de l'énergie, renvoyés à la procédure classique.

    Le 14, à l'audience, le juge s'est dit « très probablement » favorable à l'injonction demandée par Apple. Selon Bloomberg, cité par MacRumors, elle pourrait freiner les ambitions matérielles d'OpenAI.

    OpenAI réplique dans une requête séparée. Un ancien d'Apple, passé chez elle puis revenu chez Apple après six mois, aurait transféré plus d'une centaine de fichiers confidentiels vers des comptes personnels et présenté à la direction d'Apple les plans d'un appareil non annoncé. OpenAI demande l'autorisation d'enquêter et, le cas échéant, de déposer une plainte reconventionnelle. Apple affirme n'avoir trouvé aucune preuve.

    Deux géants qui s'accusent de se piller mutuellement, presque dans les mêmes termes. Le fond reste à trancher, mais la procédure sert déjà d'arme de dissuasion contre un concurrent naissant. À la justice de démêler la preuve de la stratégie.

  • Selon des données préliminaires de Counterpoint Research, relayées les 12 et 13 octobre par 9to5Mac et MacRumors, l'iPhone a dépassé 22 % de part de marché mondiale au troisième trimestre 2026. C'est un record pour cette période de l'année, alors même que les livraisons d'Apple ont reculé. Le marché, lui, s'est contracté de 20 %, à son plus bas niveau pour un troisième trimestre depuis 2012.

    Comme nous l'avions signalé dans Macbidouille, le Mac connaît la même dynamique. Selon IDC, les ventes d'ordinateurs ont reculé de 20,1 % au troisième trimestre, celles d'Apple de 11 % seulement. La marque gagne ainsi un point de part de marché mondiale, de 8,5 % à 9,5 %. Le smartphone suit le même chemin.

    D'après MacRumors, Apple passe de 18 % à 22 % en un an et talonne Samsung (23 %). Xiaomi, OPPO et vivo reculent tous les trois, à 10 %, 9 % et 8 %. 9to5Mac, qui relaie séparément les données de Counterpoint, confirme ce bond de 18 à 22 % et précise qu'il s'agit du premier troisième trimestre où Apple dépasse les 20 %.

    Le recul des livraisons d'Apple s'expliquerait par l'absence d'un iPhone 18 « standard » cette année, contrairement à la gamme iPhone 17 complète de l'an dernier. Le remplissage des stocks lors du mois de lancement en aurait pâti. Les iPhone 18 Pro et Pro Max se seraient en revanche mieux vendus que leurs prédécesseurs, surtout en Chine et en Inde.

    Counterpoint attribue la chute du marché à la crise des puces mémoire et à la hausse des prix des smartphones, d'environ 20 % depuis le début de l'année. Les fabricants privilégient désormais la rentabilité au volume. La demande resterait mieux tenue sur le haut de gamme que sur l'entrée de gamme.

    MacRumors ajoute, via des données IDC relayées par Reuters, qu'en Chine les livraisons d'Apple n'ont reculé que de 4,3 %, contre 15,4 % pour l'ensemble du marché. Sa part locale s'établit à 17,8 %, derrière Huawei (21 %).

    Gagner des parts en vendant moins : sur iPhone comme sur Mac, le paradoxe en dit moins sur la forme d'Apple que sur celle des marchés. Ils se contractent au point que même les acteurs les mieux installés y perdent en volume. Reste à savoir combien de temps le haut de gamme pourra compenser une crise des composants qui, selon Counterpoint, ne montre aucun signe de répit.

  • Comme attendu, Apple a dévoilé ce mardi 13 octobre plusieurs nouveautés dédiées à la maison connectée, sous l'intitulé « Welcome home » (« Bienvenue à la maison »). Contrairement à ce que l'on pouvait imaginer, aucune keynote n'a été organisée pour l'occasion, la firme ayant préféré présenter ses nouveaux produits à travers une série de communiqués de presse.

    Au programme, un nouvel écran intelligent baptisé HomeView, une gamme complète d'accessoires domotiques, ainsi que de nouvelles générations d'Apple TV 4K et de HomePod mini.

    HomeView : Apple dévoile enfin son écran connecté

    Après plusieurs années de rumeurs, Apple officialise HomeView, un appareil destiné à devenir le centre de contrôle de la maison connectée.

    Équipé d'un écran Liquid Retina de 7 pouces et d'une puce A18, HomeView permet de piloter ses accessoires HomeKit et Matter, de consulter ses caméras de surveillance, de passer des appels FaceTime ou encore d'écouter de la musique.

    L'appareil est capable de reconnaître jusqu'à six membres du foyer afin d'adapter automatiquement son interface et les informations affichées. Grâce à Siri AI, il devient également possible d'interagir plus naturellement avec les équipements de la maison.

    Disponible en version à poser ou à fixer au mur, HomeView sera commercialisé à partir du 13 novembre, au tarif de 299$ aux États-Unis.

    Malheureusement, aucune commercialisation n'est prévue dans l'Union européenne pour le moment, en raison de l'indisponibilité de Siri AI dans la région.

    Apple Home Collection : Apple investit davantage la domotique

    Autre nouveauté, Apple présente Home Collection, une gamme d'accessoires développée en partenariat avec LG Electronics et Schneider Electric.

    Celle-ci comprend notamment des caméras de surveillance, une sonnette vidéo, une serrure intelligente, des thermostats et plusieurs capteurs.

    Les caméras bénéficient de fonctionnalités avancées de reconnaissance grâce à Apple Intelligence, tandis que la serrure connectée peut se déverrouiller automatiquement à l'approche d'un iPhone ou d'une Apple Watch compatible.

    Tous ces accessoires s'intègrent directement dans l'application Maison, avec une prise en charge des standards Matter et Thread.

    Les premiers produits seront disponibles à partir de décembre, avec des tarifs débutant à 199,95$ aux États-Unis. Leur disponibilité en France reste à préciser.

    Apple TV 4K : une nouvelle génération plus puissante

    Apple renouvelle également son Apple TV 4K, désormais équipée de la puce A19.

    La firme annonce des performances CPU jusqu'à 50 % supérieures et des performances graphiques doublées par rapport à la génération précédente. Un décodeur matériel AV1 fait également son apparition.

    Le boîtier intègre désormais trois microphones permettant d'interagir avec Siri sans passer par la télécommande. Cette dernière bénéficie par ailleurs d'une localisation précise dans l'application Localiser.

    Autre nouveauté, il devient possible d'associer quatre HomePod compatibles pour constituer un système audio surround.

    La nouvelle Apple TV 4K sera disponible le 13 novembre à 349€ en France.

    HomePod mini 2 : Siri AI fait son arrivée

    Enfin, près de six ans après la première génération, Apple présente un nouveau HomePod mini.

    Celui-ci conserve son design compact, mais accueille une puce S10 permettant notamment d'améliorer le traitement audio.

    La principale nouveauté réside dans l'intégration de Siri AI, capable de comprendre des requêtes plus complexes et de tenir des conversations plus naturelles.

    Apple introduit également Sound Glow, une fonctionnalité permettant d'illuminer la surface supérieure de l'enceinte au rythme de la musique.

    Décliné en cinq coloris, le HomePod mini 2 sera disponible le 30 octobre pour 169€ en France. Siri AI arrivera ultérieurement par une mise à jour logicielle et ne sera pas immédiatement disponible dans l'Union européenne.

    Apple mise enfin sur la maison connectée

    Avec ces annonces, Apple donne un nouvel élan à son écosystème domotique, qui avait relativement peu évolué ces dernières années.

    L'arrivée de HomeView est particulièrement intéressante, même si l'absence de commercialisation européenne risque de décevoir de nombreux utilisateurs.


    Et vous, que pensez-vous de ces nouveautés ? Quel produit attendez-vous le plus ? Êtes-vous déjà équipés d'accessoires HomeKit ou Matter ?

  • Apple tiendrait les 27 et 28 octobre, à Los Angeles, un événement de deux jours réservé aux créateurs de contenu. Au programme, selon Mark Gurman (Bloomberg) relayé le 12 octobre par MacRumors : le MacBook Pro à écran tactile de notre dossier du 5 octobre, ainsi qu'un iMac et un iPad mini renouvelés. Distinct du rendez-vous du 13 octobre sur la maison connectée, il serait le dernier grand lancement d'Apple en 2026.

    D'après MacRumors, qui relaie un message publié par Gurman sur X, l'événement prendrait la forme d'« expériences » dédiées aux créateurs de contenu. Pas de conférence filmée ni de diffusion en direct, donc : même principe que le rendez-vous du 13 octobre à New York pour la maison connectée (Apple TV 4K, HomePod mini, HomeView).

    Quatre familles de produits y seraient montrées. D'abord, les MacBook Pro 14 et 16 pouces à écran tactile OLED. Macbidouille en avait détaillé le dossier complet le 5 octobre : écran Tandem OLED, Dynamic Island, puces M5 Pro et M5 Max, châssis allégé, absence de Face ID. Gurman y ajoute aujourd'hui une piste inédite, celle d'un modem cellulaire intégré, Apple C1X ou C2.

    Ensuite, un iMac 24 pouces sous puce M6, avec de nouveaux coloris, et un MacBook Pro 14 pouces « classique », lui aussi sous M6.

    Enfin, un iPad mini à écran OLED : puce A20 Pro, caméra frontale repositionnée en configuration paysage, châssis résistant à l'eau. Ses caractéristiques figuraient dans notre édition du 8 octobre, avec une sortie attendue autour du 27 octobre. Cette date serait donc celle de l'événement lui-même.

    MacRumors relève que le Mac Studio à 512 Go de RAM, déjà annoncé par Apple pour « fin octobre », devrait logiquement arriver à la même période. Pour Gurman, l'ensemble constituerait le dernier grand lancement de 2026, après les iPhone 18 Pro et Pro Max de septembre, l'iPhone Duo attendu le 23 octobre et les produits domestiques du 13.

    Prudence, toutefois. Apple n'a rien confirmé. Aucun autre média de notre veille quotidienne n'a pour l'instant relayé cette date du 27-28 octobre : l'information repose exclusivement sur MacRumors et sur le post de Gurman qu'il cite.

    Troisième rendez-vous Apple en un mois, après celui du 13 octobre et l'iPhone Duo du 23. La marque semble vouloir boucler 2026 à un rythme inhabituel, quitte à diluer l'attention entre trois annonces rapprochées plutôt qu'une seule grande keynote.

  • Selon Mark Gurman, la prochaine version de l'iPad mini enrichi d'un écran OLED pourrait voir son tarif de base passer de 599$ à 799$. Avec les taxes en France, on devrait être autour des 949€.

    Difficile à dire si le public suivra une telle hausse de tarif ou si ce modèle sera défavorisé par rapport à d'autres plus grands.
    Apple joue toutefois avec le feu en risquant de voir certains clients basculer vers des produits à des coûts très inférieurs proposés par de nombreuses marques chinoises. Certes on sera loin d'en avoir un équivalent, mais à un moment la réalité économique s'impose d'elle-même.

    Il est à remarquer qu'Apple va faire de nombreuses autres annonces produits d'ici la fin du mois. Tous les produits risquent de subir de fortes augmentations encore. Apple n'a pas réellement le choix pour ne pas trop rogner sur ses marges. Mais si l'on sait déjà que les ventes de Mac ont significativement reculé, il en ira probablement aussi de tous les autres produits dont les prix explosent.
    L'annonce des résultats le 2 novembre prochain devra être suivie de près, surtout la partie échange avec les actionnaires qui devrait être assez animée.

  • [MàJ] Omdia a publié une étude qui arrive aux mêmes conclusions qu'IDC avec une baisse globale de 21% des ventes d'ordinateurs. Chose intéressante, la mémoire vive et le stockage qui représentaient 15% du coût des machines avant la crise en représentent maintenant 40%.

    Selon IDC, les ventes d'ordinateurs auraient reculé de 20,1% lors du dernier trimestre.
    Dans ce marché en crise, les ventes d'Apple n'auraient reculé que de 11% permettant à la société de gagner un point, passant de 8,5 à 9,5 du marché global.

    C'est donc pour Apple une bonne performance même si elle pourrait ne pas plaire aux actionnaires. C'est peut-être la raison pour laquelle la société va multiplier les lancements de produits ce mois-ci. Elle a annoncé un event le 13 octobre et il pourrait y avoir en plus de cela (ou dans les mêmes annonces mais avec une sortie décalée) l'arrivée des fameux MacBook Pro Oled en fin de mois.

    IDC attribue cette baisse des ventes aux fortes hausses de prix des composants qui ont d'un côté incité des acheteurs à anticiper au plus tôt leurs commandes (donc comptabilisées sur le trimestre précédent) et de l'autre en dissuadé d'autres de renouveler leur parc.

    Comme nous le disions dans une autre brève, les turbulences tarifaires ne sont pas près de s'apaiser et toute l'industrie en pâtira.

  • L'évènement « Welcome home » dont Gabriel vous annonçait la tenue samedi tient donc sa vedette. Dans sa lettre Power On du 11 octobre, reprise par MacRumors et 9to5Mac, Gurman détaille les deux déclinaisons. Le modèle à poser reprend le design de l'iMac G4, avec un écran flottant au-dessus d'un socle-haut-parleur métallique. Il serait proposé en gris sidéral, argent, blanc étoilé et rose. Le modèle mural, à base carrée et plate, se contenterait du gris sidéral et de l'argent. Les deux partageraient la même puce A18.

    Côté son, le HomeView ferait mieux que le nouveau HomePod mini. Côté usage, il se piloterait d'abord à la voix, via Siri IA, et l'écran tactile ne servirait qu'en complément. Surtout, il n'aurait pas d'App Store. Seules quelques applications d'Apple y tourneraient, et les applications tierces devraient se contenter, au mieux, de widgets projetés depuis un iPhone à proximité.

    Le nom vient d'un dépôt de marque effectué par une société écran et repéré par MacRumors le 9 octobre. Pour les accessoires, Apple aurait associé des fabricants comme LG à l'opération (thermostats, serrures, sonnettes), comme nous l'évoquions le même jour.

    Un écran que l'on regarde plus qu'on ne le touche, et une boutique d'applications fermée avant même d'avoir ouvert : Apple verrouille l'expérience de son premier véritable écran domestique. Reste à savoir combien de temps les développeurs tiers se contenteront du strapontin des widgets.

    Présentation attendue le 13 octobre. Commercialisation vers la mi-novembre, selon Gurman. Aucune confirmation officielle d'Apple pour l'instant.

    PS : Je ne suis pas fan de domotique, mais je ne demande qu’à être convaincu.

  • Apple a annoncé tenir ce mardi 13 octobre à 15h, heure de Paris, un nouvel évènement intitulé "Welcome home".

    Se traduisant littéralement par « Bienvenue à la maison », ce nom semble confirmer les rumeurs qui circulaient depuis quelque temps autour de l’arrivée de nouveaux produits Apple dédiés à la maison connectée.

    Personnellement très enthousiaste à ce sujet et déjà bien équipé en appareils compatibles HomeKit, j'attends avec impatience de découvrir les annonces qui pourront y être faites.


    Et vous, qu’attendez-vous d’Apple dans le domaine de la maison connectée ? Êtes-vous déjà équipés ou attendez-vous justement ces nouveautés pour vous lancer ?

  • Connaissez-vous la taille du disque de votre Mac ? Fidèle lecteur de MacBidouille, je parie que oui. Et de combien de RAM dispose-t-il ? Ça se gâte ? Je m'en doutais. Alors, on continue !

    Quand on achète un Mac, on choisit la taille de son disque, puis on le voit se remplir ; notre billet du 27 septembre montrait même ce qu'il en reste dès le premier démarrage. La mémoire vive, on la choisit rarement, et personne ne la surveille : volatile, elle se vide à chaque extinction et ne se voit pas. C'est pourtant elle qui sépare un Mac qui « respire » d'un Mac qui « rame ». Et depuis vingt-cinq ans, Apple la fournit au plus juste sur ses machines d'entrée de gamme. Vu le prix actuel de la mémoire, ce n'est pas près de changer.

    Quand elle vient à manquer, macOS commence par compresser ce qu'elle contient de moins utilisé, au prix d'un peu de calcul. Si cela ne suffit plus, il en déplace une partie sur le disque : c'est le swap. Or la mémoire vive et le disque, même un SSD très rapide, ne jouent pas dans la même catégorie. Le ralentissement s'installe à bas bruit, sans qu'on soupçonne que tout pourrait aller plus vite, jusqu'à ce que la roue multicolore s'invite.

    Avec les puces Apple Silicon est née une idée rassurante : grâce à la mémoire unifiée, 8 Go en vaudraient 16. Apple l'a assumée en 2023. L'argument n'est pas faux, il est incomplet : la mémoire unifiée retarde la pénurie, elle ne la supprime pas. Et le GPU puise dans les mêmes gigaoctets. C'est pourtant le pari du MacBook Neo, le portable le moins cher d'Apple : 8 Go, sans aucune option.

    Ce pari n'a rien de nouveau. En mai 2001, l'iBook blanc d'entrée de gamme était livré avec 64 Mo de mémoire et, dans la boîte, Mac OS X, qui en exigeait 128 selon sa propre fiche technique.

    Pour mesurer cette parcimonie sur un quart de siècle, le meilleur étalon est la mémoire minimale qu'Apple exigeait elle-même pour chaque version de son système. Ce chiffre a été publié jusqu'à Monterey : 2 Go de Lion à Mojave, 4 Go ensuite. Depuis Ventura, en 2022, il a disparu ; la liste des Mac compatibles impose de fait 8 Go.

    Le résultat est sans appel. Sur les dix-huit versions dont Apple a publié l'exigence, le Mac neuf le moins doté n'a jamais offert, à leur sortie, plus du double du minimum. Et ce « double » n'a rien d'un luxe : le minimum couvre le système, pas les applications gourmandes, qui en réclament bien davantage précisément quand on travaille.

    En octobre 2024, avec l'arrivée d'Apple Intelligence, Apple fait volte-face : toute la gamme passe à 16 Go, moins d'un an après avoir encore défendu les 8 Go. Puis, en mars 2026, le MacBook Neo revient à 8 Go. Entre-temps, la faim de mémoire des centres de données d'IA a fait flamber son prix, comme nous le détaillions le 29 août : le Mac mini de base, toujours à 16 Go, est passé de 699 € en 2024 à 1 049 € avec la puce M6. L'IA a imposé les 16 Go ; elle les a aussi rendus trop chers pour un Mac « d'entrée de gamme ».

    Pour macOS 27, Apple réserve son modèle d'IA le plus avancé aux Mac dotés d'une puce M3 ou plus récente et d'au moins 12 Go, soit 16 Go en pratique, indique MacRumors : avec 8 Go et une puce A18 Pro, le Neo en est exclu deux fois. Qui oserait parier que l'IA ne passera jamais par son Mac ?

    Mais la vraie différence ne figure dans aucun tableau. L'iBook de 2001 était sous-équipé ? On lui ajoutait une barrette. Désormais, la mémoire est intégrée au boîtier de la puce et se choisit une fois pour toutes, à l'achat. Ce qui a changé, ce n'est pas la parcimonie, c'est l'absence de seconde chance.

    Faites d'abord le point sur votre Mac actuel : dans le Moniteur d'activité, onglet Mémoire, si la pression mémoire passe souvent au jaune ou au rouge et que le swap grimpe, il en manque déjà. Ensuite, si vous prévoyez :

    • bureautique, web, courrier ou études : 8 Go suffisent aujourd'hui, c'est le public du Neo, mais 16 Go seront probablement nécessaires pour tenir plusieurs versions de macOS ;
    • photo, montage vidéo, développement ou machines virtuelles : 16 Go au minimum, le niveau recommandé par Adobe pour Photoshop et par Apple pour Final Cut Pro, et 24 Go pour travailler confortablement ;
    • de l'IA locale avec des modèles ouverts : 16 Go pour de petits modèles, 32 Go pour des modèles intermédiaires, 64 Go et plus pour les grands.

    Vérifiez ensuite que la configuration visée les propose. En entrée de gamme, c'est exclu : le Neo est figé à 8 Go. En milieu de gamme, c'est possible mais plafonné : le MacBook Air M5 et le Mac mini M6 partent de 16 Go et s'arrêtent à 32 Go, comme le MacBook Pro M5 de base. Et chaque palier se paie au prix fort : sur le Mac mini M6, 220 € de plus pour 24 Go, 440 € pour 32 Go.

    Une erreur sur la mémoire se voit moins qu'un SSD trop petit, mais elle vous pénalisera dès le premier jour. Un disque se complète par un stockage externe ; la mémoire, jamais.

    Puisque vous êtes arrivé jusque-là, faut-il dépenser plus pour de la RAM ? C'est là la question.

  • Samsung a annoncé le 8 octobre un bénéfice d'exploitation d'environ 80 milliards de dollars pour le troisième trimestre, soit près de neuf fois celui d'il y a un an, porté par la demande de mémoire liée à l'IA. Ce record est aussi l'envers de la facture d'Apple, déjà contraint de relever cette année les prix de ses Mac, iPad et iPhone.

    Pour Apple, l'enjeu est direct : la hausse des prix de ses produits et le record de Samsung procèdent du même mouvement, la flambée du prix de la mémoire, à l'origine d'une marge d'exploitation d'environ 55 % pour le groupe sud-coréen selon TechSpot. Selon Macworld, un leaker connu sous le nom de Semiconductor Insider a fait état mi-septembre d'un devis de Samsung pour la mémoire du premier trimestre 2027 — environ 2 dollars le gigabit en DRAM, soit 30 à 40 % de plus qu'aujourd'hui —, qu'Apple aurait accepté d'après DigiTimes, jugé fiable surtout sur les accords industriels. Ni Apple ni Samsung ne l'ont confirmé, et un seul média a été consulté sur ce point ; le même leaker y voit un tarif plancher pour l'ensemble du secteur.

    Rappel des 29 août et 5 septembre 2026 : nous avions déjà détaillé l'effet de la pénurie de mémoire sur les prix Apple ; seuls sont nouveaux ici le chiffrage côté Samsung, préliminaire selon son communiqué, et le devis 2027 rapporté.

    Voir un fournisseur de mémoire d'Apple afficher environ 55 % de marge d'exploitation pendant que les Mac et les iPhone renchérissent invite à se demander qui absorbera la facture en 2027, premier indice avec les résultats d'Apple le 2 novembre.